Depuis un certain temps on n'entend plus parler "d'employés" mais de "collaborateurs". Ce nouveau nom trouvé par les fervents défenseurs du capitalisme, relayés comme il se doit par toute la clique journalistique, est certainement destiné à faire croire que l'employé a beaucoup plus d'importance que quand il n'était qu'un simple "exécutant" aux ordres du patron, c'est lui faire croire qu'il est au même niveau, au même rang social que ceux qui l'emploient.
Collaborateur.... quelle jolie dénomination, qui avait des connotations bien plus négatives au milieu du 20 siècle mais qui a su "redorer son blason" grâce au capitalisme ambiant.
Personnellement j'aurais plutôt remplacé le mot "employé" par celui "d'esclave des temps modernes" Comment qualifier la vie que la majorité des patrons fait vivre à ses "collaborateurs". Le rendement à tout prix, avec des horaires qui ne tiennent absolument pas compte de votre vie personnelle, vie personnelle qui vous êtes gentiment priés d'oublier une fois le contrat d'embauche signé (même avant, parce que si vous ne faites pas exactement ce qu'on vous dit, la période d'essai sera de courte durée). Vous avez des enfants ? Une femme ? ou simplement des activités personnelles bien plus intéressantes , qu'à cela ne tienne, vous devez vous jeter corps et âme dans votre travail afin de permettre à votre patron ou aux actionnaires - dans le cas d'une grosse société - de récolter les fruits de votre travail (bien entendu, la seule et unique récompense de votre travail sera le maigre salaire qu'on aura bien voulu vous octroyer, le plus gros des bénéfices allant dans la poche des actionnaires qui eux n'en branlent pas une mais vous en demandent toujours plus). Toute peine mérite salaire comme on dit, mais dans ce système, autant que la peine soit maximum et le salaire minimum... Alors, collaborateurs ou esclaves ?