Le 25 septembre 2008, notre cher Président de la République fait un de ses discours de sauveur pour nous sortir de la crise financière...

L'auto-régulation pour régler tous les problèmes, c'est fini le laisser-faire, c'est fini
Le marché tout puissant qui a toujours raison, c'est fini.


Pour l'instant pas vraiment de résultat visible dans la vie quotidienne, pas d'annonce tonitruante de tel ou tel ministre pour annoncer que les banquiers et les investisseurs à la bourse vont être surveillés

Il faut tirer les leçons de la crise pour que la crise ne se reproduise pas.


Les leçons ? Je ne vois toujours rien venir...

Nous venons de passer à 2 doigts de la catastrophe, le monde est passé à 2 doigts de la catastrophe.


Non, nous y sommes, mais pour cela il aurait fallu que les politiques sachent de quoi il s'agissait. Mais les "experts" ne le savaient pas eux même... alors imaginez ce que les politiques devaient savoir. A leur décharge, on était en septembre, la crise couvait depuis peu de temps (sic!) Alors en septembre pas de crise majeure ? Non, dans un passé très proche une immense crise immobilière aux Etats-Unis, une crise alimentaire mondiale et le pétrole qui s'envole, mais rien ne présageait la crise actuelle, rien du tout.....

Si on veut reconstruire un système financier viable, la moralisation du capitalisme financier est une priorité.


Ah bon ? Une priorité ? La priorité de notre président n'est plus de vendre le côté "rentable" du pays aux vautours de la bourse ? Vautours responsables de la crise il faut le rappeler.
Pour moraliser le capitalisme il faudrait déjà que le capitalisme soit moral. Que le néo-libéralisme soit moral. Et comment redonner confiance aux gens en laissant en place les responsable de cette crise (politiques, banquiers, investisseurs, entreprises, etc...)

Encore des belles paroles pour faire croire aux gens que les choses vont changer... Je dirai plutôt un discours opportuniste, symbolique de la façon de gouverner actuelle : l'émotion.
Depuis on a distribué l'argent aux banques pour les aider, on a fait des cadeaux aux entreprises en baissant les charges (moins de revenus pour l'état donc)
Mais toutes ces belles phrases ne sont et ne seront certainement suivi d'effets. Vous pensez que les argentiers de la planète vont vouloir changer les choses ? Vous pensez que les actionnaires, mûs uniquement par l'appât du gain vont changer ? Vous pensez que les hommes politiques de tous bords vont changer ?
Bien-sûr que non !!
Pour que ça change il faudrait que les gens prennent leur destin en main et arrêtent de se laisser dicter leur vie par quelques personnes nanties.
Il faut changer de système et pas changer le système actuel, qui a montré ses limites depuis des dizaines d'années.